ban_head

Démographie

Selon les sources de l'INSEE en 2011, la population totale de la Seine-Saint-Denis était de 1 542 761 habitants au 1er janvier 2011 (1 382 861 en 1999) avec une densité de 6 483 au km² .

27,7 % de la population ont moins de 20 ans en 2007.

Évolution démographique de la Seine-Saint-Denis
1968197519821990199920062011
1 249 606 1 322 127 1 324 301 1 381 197 1 382 928 1 491 972 1 529 928
Sources : 1968-2010 recensements Source : Insee.

Parmi les 40 communes, les plus peuplées sont Saint-Denis (107 765 habitants), Montreuil (103 068 habitants), Aulnay-sous-Bois (81 880 habitants), Aubervilliers (75 598 habitants), Drancy (66 635 habitants) et Noisy-le-Grand (62 970 habitants).

La mortalité infantile y est l'une des plus élevées de France métropolitaine (5,9 pour 1 000) en 2008. Pour comparaison en Île-de-France elle est de 4,0. Cette part de population immigrée est par ailleurs particulièrement ancienne, constituant un des aspects de l'identité départementale. En effet, dès le développement industriel de la seconde moitié du XIXe siècle, les communes de l'actuelle Seine-Saint-Denis accueillent des populations de travailleurs immigrés, par exemple allemands.

L'ensemble des grandes vagues d'immigration, notamment après chacune des guerres mondiales, s'est manifesté en Seine-Saint-Denis : Espagnols et Italiens entre 1920 et 1940 ; Nord-Africains après la Seconde Guerre mondiale, Portugais et encore plus récemment Chinois, Turcs ou Africains des pays situés au Sud du Sahara. Ce mouvement a accompagné, faut-il le souligner, l'arrivée massive d'immigrés intérieurs au pays (Bretons, Basques, Limousins, Auvergnats, Flamands, Lorrains, Hainuyers ou Alsaciens) venus travailler dans les industries parisiennes jusqu'au début des années 1970.

Cette diversité d'origine est aujourd'hui entrée dans une nouvelle phase, faisant notamment de la population séquano-dionysienne l'une des plus métissées du pays.

Les données du recensement général de la population 1999 étaient les suivantes : le département comptait un peu moins de 1 383 000 habitants, dont près de 260 000 étaient de nationalité étrangère (dont plus de 40 000 nés en France ) et plus de 126 000 des Français par acquisition, c'est-à-dire ayant été naturalisés.

Par ailleurs, le département comptait en 2008, entre autres spécificités, près de 39 000 personnes nées dans les départements d'outre-mer, soit 257,2 pour 10 000 habitants, chiffre sans équivalent en France métropolitaine. Le Val-de-Marne venait en deuxième position, avec 221,8 « Domiens » pour 10 000 habitants, soit 29 000 personnes, alors que Paris ne comptait par exemple qu'un peu plus de 24 000 Domiens et les Hauts-de-Seine, département de population comparable, un peu plus de 23 000.

Les données du recensement de 2007 indiquent un accroissement du nombre et de la proportion d'étrangers (317 000 personnes, soit 21,10 % de la population du département) et du nombre de Français par acquisition (181 200). Les immigrés sont au nombre de 402 000 et représentent plus du quart de la population de la Seine-Saint-Denis (26,75 % exactement en 2007), proportion la plus élevée de tous les départements métropolitains. Les Maghrébins forment le principal groupe d'étrangers (105 442 en 2007), dont 56 161 Algériens, 34 180 Marocains et 15 101 Tunisiens, devant les ressortissants du reste de l'Afrique (75 053) dont le nombre est en forte augmentation. Les Portugais forment la principale nationalité étrangère européenne en Seine-Saint-Denis (33 142 personnes en 2007). En 2011, les services de la Préfecture évaluent que ce département compterait quelque 450 000 étrangers en situation régulière (un chiffre à comparer avec ceux issus des recensements) et 150 000 clandestins. Mais cette évaluation ne peut, en raison même du caractère clandestin des personnes concernées, être vérifiée.

Il existe de fortes disparités dans la répartition géographique des immigrés dans le département. Globalement, c'est au nord-ouest de la Seine-Saint-Denis que les plus grandes concentrations sont observées, alors que les proportions d'étrangers sont plus faibles dans l'est. Les communes où, selon les chiffres du recensement de 2007, la part des immigrés dans la population est la plus élevée (supérieure au tiers) sont Aubervilliers (40,20 %), Clichy-sous-Bois (37,55 %), La Courneuve (37,25 %), Saint-Denis (36,81 %), Saint-Ouen (34,15 %), Villetaneuse (33,63 %) et Bobigny (33,35 %). Les communes où la proportion d'immigrés est la plus faible sont Coubron (5,49 %), Gournay-sur-Marne (9,28 %), Le Raincy (10,43 %) et Vaujours (11,96 %), la moyenne étant de 8,33 % en France métropolitaine en 2007.

Sources Wikipédia et INSEE